Lindon
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Mathieu Lindon parle de son livre Ce qu’aimer veut dire, où il est question de son ami Michel Foucault et de son père, Jérôme Lindon. -
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Jérôme Lindon parle de Samuel Beckett, prix Nobel de littérature. -
Un jour, en 1950, un de mes amis, Robert Carlier, me dit : « Vous devriez lire le manuscrit d’un écrivain irlandais qui écrit en français. Il s’appelle Samuel Beckett. Six éditeurs l’ont déjà refusé. » Je dirigeais depuis deux ans les Éditions de Minuit. Quelques semaines plus tard, j’aperçus trois manuscrits sur un de nos bureaux : Molloy, Malone meurt, L’Innommable, avec ce nom d’auteur inconnu et d’apparence déjà familière.
— Jérôme Lindon, « Première rencontre », Cahiers de l’Herne, numéro 31 (1976).
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Celui-ci n’avait pas l’ancienneté des « vieux galets », mais son titre de ministre lui avait permis de s’intégrer facilement à la société locale, dès l’achat de La Ramée en 1948. Six ans plus tard, le 15 août 1954, Raymond Lindon, grand juriste parisien et maire d’Étretat, accueillait en grande pompe le nouveau président de la République sur la place du village, ornée de drapeaux. Venus en visite privée, pour la première fois depuis l’élection, René et Germaine Coty n’avaient pas manqué d’aller serrer quelques mains amies sur la plage. Quelques jours plus tard, au cours de la revue estivale, Jacques Laurier évoquait l’événement dans un sketch intitulé Du côté du coteau. Il y donnait la réplique au fils du maire, Jérôme Lindon, connu des amateurs de littérature comme patron des confidentielles Éditions de Minuit ; son goût littéraire plutôt sévère ne l’empêchait pas de participer régulièrement au divertissement de fin de saison.
— Benoît Duteurtre, les Pieds dans l’eau