Après avoir traîné longtemps au milieu de ces rayons métalliques, je ressortais dans la rue, les bras chargés de livres et l’esprit rempli d’enthousiasme à l’idée des grandes découvertes que j’allais faire et du renouvellement d’être qui me dilaterait et me poursuivrait au-delà de ce continent et du grand Atlantique que je devrais repasser. Lumière, sourire, pétillement de l’esprit, amour des grands espaces, des grandes forêts, des grands voyages, amour des beaux jeunes hommes sans cesse travaillés par de nouveaux destins, départs, fourgons, moteurs vrombissant dans la nuit… Hélas ! aujourd’hui tout est devenu plus cher, et le beau rêve s’est rétréci, l’aventure est moins libre, les destins moins risqués…
— William Cliff, U.S.A. 1976