McCarthy a longtemps vécu en solitaire, sans le sou, vivotant grâce à de petits boulots, dormant dans des hôtels miteux. L’auteur a récemment expliqué qu’il avait pris l’habitude de garder avec lui un étui contenant une ampoule électrique de 100 watts, pour lui permettre de bien voir dans les chambres de motel mal éclairées.
« Je n’avais pas d’argent, vraiment rien du tout, a-t-il confié. Un jour, j’ai même manqué de dentifrice. Je ne savais pas quoi faire. Puis, je me suis allé prendre mon courrier, et il y avait un échantillon gratuit. »
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L’auteur ne s’en soucie pas le moins du monde. « J’écris, c’est tout. C’est ce que je fais. Toute ma vie, j’ai refusé des emplois pour pouvoir écrire. Si vous vous dédiez entièrement à quelque chose, les chances sont bonnes pour que ça finisse par marcher. Je ne suis pas superstitieux. Juste patient. »
— Nicolas Bérubé, « Cormac McCarthy : en route vers nulle part », la Presse, 17 février 2008.